Le collectif anti-OTAN Strasbourg regroupe notamment ds organisations syndicales, des partis politiques de gauche, et des associations. (Photo DNA - Bernard Meyer)

« Non à l'OTAN, non à la guerre ». Tel sera le cri de paix du collectif anti-OTAN Strasbourg, qui veut organiser un contre-sommet du 1er au 5 avril dans la capitale alsacienne. Le collectif, formé en octobre, a annoncé hier qu'il comptait organiser un contre-sommet pour dire « non à l'OTAN » et « non à la guerre » du 1er au 5 avril dans la capitale alsacienne. Le collectif anti-OTAN Strasbourg, qui revendique une quarantaine d'organisations membres (*), entend ainsi par le biais d'animations, de conférences ou de manifestations poser notamment la question de l'utilité de l'OTAN dans une ère post Guerre froide. « Nous sommes en négociation avec la préfecture afin d'obtenir un espace pour un camp et le parcours de la manifestation », a indiqué Frédéric Henry, l'un des trois porte-parole du collectif. Le collectif anti-OTAN, ainsi que la coordination anti-OTAN Strasbourg (**) ont rencontré conjointement les services de l'État pour la première fois la semaine dernière. La chorégraphie des événements étant « en train de se mettre en place », un autre rendez-vous, prévu la semaine prochaine, devrait apporter des « réponses précises » sur les deux! dossiers, selon Frédéric Henry. De son côté, la préfecture se réserve le droit de répondre d'ici la fin du mois. Les organisateurs, qui attendent plusieurs dizaines de milliers de manifestants, entendent défiler dans les rues de la ville.

« Pas une ville forteresse »

« Strasbourg ne doit pas devenir une ville forteresse », ont-ils souligné. Autre exigence : que le terrain destiné à accueillir le « village alternatif », qui pourrait compter 6000 participants, ne soit pas trop éloigné du palais de la musique et des congrès de Strasbourg, où doit se tenir la partie officielle du sommet le 4 avril. « On ne souhaite pas qu'à cause d'éventualités de ce genre, on nous interdise de manifester », a répondu Frédéric Henry à une question sur l'hypothèse de débordements. Strasbourg ayant été choisie en tant que symbole de paix et de réconciliation, il serait légitime que la ville accueille sommet de l'OTAN et contre-sommet dans les mêmes termes, ! a-t-il conclu. En attendant la réponse de la préfecture, collectif et coordination, ainsi que près de 350 autres organisations se sont donné rendez-vous les 14 et 15 février à l'université Marc-Bloch pour une conférence « internationale » afin de finaliser la préparation de ce contre-sommet. A suivre.

Aude Gambet

(*) Dont des syndicats (FSU, Solidaires), des partis politiques (Les Verts, le PCF, le Nouveau Parti Anticapitaliste) ou des associations (ATTAC, MRAP) notamment. (**) Composée des antennes locales de la fédération anarchiste, No Pasaran, Alternative libertaire, Sud Education, ou la Confédération Nationale du Travail notamment.

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 21.1.2009