Anaïs (*), qui habite rue du Tonnelet-Rouge, une petite ruelle au coeur de l'ellipse insulaire à Strasbourg, a reçu un courrier du ministère de l'Intérieur mardi lui faisant part des mesures de sécurité liées à la venue de « nombreux chefs d'État », présents à Strasbourg pour le prochain sommet de l'Otan. « Un dispositif de filtrage sera mis en place dans votre quartier, selon le courrier. Seules les personnes recensées et dûment identifiées seront autorisées à pénétrer et circuler dans les zones définies ». Anaïs doit ainsi remplir une « fiche de liaison », afin d'obtenir un « laissez-passer individuel » pour... rentrer chez elle. « Je croyais que c'était une blague », a réagi la jeune fille, qui n'était pas au courant. Elle a finalement pris rendez-vous auprès de la cellule Otan de la police nationale. « Un policier va passer chez moi vérifier qui y habite et récupérer les fiches de liaison de toutes les personnes de l'appartement. On doit ensuite me donner un badge », explique-t-elle. Outre l'identité et l'adresse précise (numéro d'appartement, étage), un numéro de carte d'identité, de passeport ou de permis de conduire figurent parmi les renseignements demandés sur la fiche de liaison.

DNA. 30.01.09. A.G.