27 chefs d’État ou de gouvernements, dont le président des États-Unis Barack Obama, un contre sommet de contestataires, Strasbourg se prépare à vivre un début avril agité à l’occasion du 60e sommet de l’Otan. Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, accueillent les 3 et 4 avril prochains, le 60e sommet de l’Otan, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fondée en avril 1949 pour faire face à la menace militaire de l’Union soviétique. Ce sommet revêt un caractère particulier, puisqu’il célébrera le 60e anniversaire de l’organisation dans un contexte modifié. L’URSS a disparu mais un antagonisme demeure entre l’Ouest et Moscou et le sommet sera conjointement organisé par deux pays, la France et l’Allemagne. Entre Baden-Baden et Strasbourg Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’avaient proposé lors du précédent sommet, en 2008, à Bucarest en Roumanie. Hier, à Strasbourg, Jean-Marc Rebière, préfet du Bas-Rhin, et l’ambassadeur Jean-Marc Rives, secrétaire général de la préparation du sommet, ont fait un premier point sur l’organisation de l’événement et ses conséquences sur la vie des Strasbourgeois. Après le Conseil européen de décembre 1989 et le deuxième sommet des chefs d’État et du gouvernement du Conseil de l’Europe, en 1997, ce sommet est le troisième plus important rendez-vous international accueilli, pour une bonne part, par Strasbourg. Ce sommet binational se partagera entre Baden-Baden et Strasbourg. Baden-Baden accueillera le vendredi 3 avril le dîner d’ouverture, et le Palais de la musique et des congrès (PMC) de Strasbourg, le samedi 4, la tenue du sommet. À Strasbourg, cette réunion entraînera des mesures de sécurité maximum. 2000 habitants proches du PMC ont déjà reçu des courriers les avertissant du blackout qui touchera leur quartier. Écoles fermées Plus globalement le secteur du PMC, qui englobe FR3 Alsace, le Conseil régional et le Wacken, ainsi que l’hyper-centre ville seront soumis à de sévères interdictions ou restrictions de circulation. Sans que cela soit définitif, 13 établissements scolaires devraient être fermés, le vendredi 3. D’ores et déjà, les services de l’État ont vérifié que ces établissements scolaires ne programmaient pas d’examens ce jour-là. Où va dormir Obama ? Beaucoup d’autres questions restent ouvertes. À commencer par les demandes de déplacements particuliers que pourraient souhaiter les chefs d’États, voire l’hébergement de Barack Obama. Début janvier, il semblait acquis que le président américain dormirait en Allemagne. « À ce jour, je ne sais pas où résidera le président américain », reconnaissait hier le préfet, cultivant un refus de transparence assumé. Interrogé sur les forces de l’ordre mobilisées coté français, il s’est contenté de faire valoir une différence culturelle avec l’Allemagne qui a donné des chiffres : « Je ne communique pas les chiffres, seul le résultat compte. »

M.A.l'ALSACE.