collectif strasbourg anti-OTAN

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Tag - OTAN

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mercredi 18 mars 2009

l'appel national de Strasbourg

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NON A LA GUERRE : NON A L’OTAN

A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.

Nous l’affirmons avec force: la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples.

Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.

Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier

Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays. Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver els moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’Otan.

Fait à Paris le 22 octobre 2008

Signataires Union Pacifiste de France, collectif "la guerre tue" (Toulouse), Les VERTS, Collectif Faty KOUMBA : association des libertés, droits de l'homme et non-violence, MARS GR, PCF, ATTAC, ACDN, Alternative libertaire, les Alternatifs, FSU, M’PEP, Union pacifiste, ATTAC, Droit-Solidarité, PCOF, MRAP, NPA, Parti de Gauche, UJFP, LCR, le Mouvement de la Paix, ACG, Collectif des Iraniens contre la guerre, ACCA, IPAM/CEDETIM, AAW, ARAC, Coordination européenne pour la marche mondiale des femmes.

"non à la guerre, non à l'OTAN" tous à Strasbourg le 4 avril 2009


Le contre-sommet de l’OTAN
Le point culminant en sera la manifestation internationale du 04 avril 2009 à Strasbourg. Elle rejoindra celle qui viendra de Kehl. Programme provisoire :
o Une Conférence internationale du 1er au 5 avril 2009
o Un village alternatif
o Une manifestation internationale le 4 avril à Strasbourg
L’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) fêtera son 60ème anniversaire du 1 au 5 avril 2009 à Strasbourg, sinistre anniversaire, s’il en est, à l’occasion duquel elle annoncera un « nouveau concept
stratégique » par lequel elle entend se substituer progressivement à l’ONU dans l’organisation militaire du monde. C’est à cette occasion que Nicolas Sarkozy veut annoncer la réintégration de la France au sein du commandement militaire et ainsi s’aligner sur la vision américaine du « choc des civilisations ».

A l’heure où :

- dans le cadre de l’Union européenne, par le biais du Traité de Lisbonne, l’OTAN « reste pour les Etats qui en sontmembres, le fondement de leur défense collective »
- il est question pour les Etats-Unis d’intensifier par ce biais la guerre en Afghanistan par l’envoi de troupes supplémentaires (rappelons qu’un tel envoi a déjà été effectué par la France, cela en dépit de l’opposition de 67% de la population, rappelons également le décès de 10 soldats français en août dernier)
- la crise financière, économique, environnementale et sociale prend une ampleur phénoménale dans le monde entier, ouvrant la voie à des tensions sociales toujours accrues

Que faire ?

Le Collectif anti-OTAN de Strasbourg, qui regroupe de nombreuses associations, syndicats et partis politiques appelletou-te-s celles et ceux qui refusent cette logique à se mobiliser pour montrer aux grands de ce monde que la société civile ne les suivra pas aveuglément dans cette logique.
Dans cette optique, le Collectif organise un contre-sommet du 1er au 5 avril 2009, à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden. Nous voulons dénoncer l’idée selon laquelle l’OTAN se présente comme une structure oeuvrant pour la paix.
Le Collectif organisera une série de conférences, réunions de quartiers, projections de films, présence sur les marchés, etc.

Pour que Strasbourg ne soit pas en état de siège et qu’elle reste une ville ouverte, de débats, de paix, il est urgent de nous mobiliser pour marquer notre opposition à cette logique guerrière d’escalade de la violence et du surarmement portée par l’OTAN. Le collectif Strasbourg anti-OTAN

lundi 9 février 2009

L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet

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L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet qui aura lieu pendant la semaine du 1er au 5 avril.

Dans la semaine du 1er au 5 avril 2009 se tiendra à Strasbourg (France) le sommet de l'OTAN (l'Organisation du Traité Nord Atlantique), qui fêtera son 60e anniversaire, avec pour invités une trentaine de chefs d'états, dont M. Barak Hussein Obama.

L'organisation du sommet de l'OTAN et les contraintes supportées par les habitants sont pour nous révélatrices des idées et des valeurs protées par cette institution.

Quelle idée saugrenue d'organiser un anniversaire dans une ville et de mettre en place un système répressif et de contrôle hors du commun empêchant à chacun de circuler librement.

C'est ce qui ressort des premières informations transmises à la presse par les représentants de l'état qui ont en charge d'organiser le sommet (cf. le billet "le dispositif de zonage et de fichage" )

  • pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
  • D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
  • Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
  • Les marchés seront fermés
  • Le nombre de policiers mobilisés du côté français n'a pas été communiqué officiellement, mais les informations reçues du côté allemand (12 000 policiers allemands ) et celles qui ont filtré font penser à un déploiement de forces de police sans précédent dans la capitale de l'Europe (25 000 policiers)

L'OTAN place donc Strasbourg en état de siège pendant plus d'une semaine empêchant les Strasbourgeois de vivre leur ville comme ils le font toute l'année.

Pourquoi avoir choisi Strasbourg, symbole de la réunification franco-allemande, de la paix entre les nations européennes au sortir de la seconde guerre mondiale, en mobilisant un dispositif répressif et de contrôle faisant plutôt penser à une ville en état de siège ?

N'aurait-il pas mieux fallu organiser ce sommet dans un des nombreux châteaux forts que comptent notre région ? Ils sont à l'abri de toute habitation et placés idéalement pour qui veut se sentir en sécurité dans une forteresse.

Les documents distribués par les services de la préfecture (voir le billet "le dispositif de zonage et de fichage" ) en vue d'informer les habitants de Strasbourg des "zones de filtrage" ainsi que de mettre en place par la police un fichage des résidents sont inquiétants.

Cette mise en scène du sommet, avec des chefs d'états au centre de Strasbourg dans une ville bouclée et des habitants privés de leurs activités de vie quotidienne (écoles, marchés, musées, ...) ainsi que de leur liberté de circulation montre la distance qu'il y entre les valeurs affichées par l'OTAN et la réalité de leur pratique.

Nous invitons tous les citoyens du monde à venir à Strasbourg le 4 avril 2009, capitale de l'Europe et symbole de paix en Europe, pour affirmer qu'un autre monde est possible.

Tous à Strasbourg le 4 avril 2009 pour accueillir les chefs d'état et leur dire que nous voulons construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

Nous demandons aux chefs d'état qui se rendront à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN le 3 et 4 avril de faire en sorte que Strasbourg ne soit pas en état de siège et que l'expression citoyenne puisse s'exprimer dans Strasbourg pour en faire une capitale de la paix et une ville ouverte.

dimanche 8 février 2009

Les strasbourgeois vont payer et subir durablement les délires sécuritaires de l'OTAN

Dans le MONDE daté du 03.02.09 N. Sarkozy et A. Merkel nous annoncent que ce sommet de l'OTAN sera l'occasion d'affirmer que "La sécurité, sera leur mission commune". Cette assertion doit être comprise au sens large puisque la surveillance des strasbourgeois se verra renforcée pendant et après le sommet de l'OTAN. En effet, sous le couvert d'organisation du sommet, l'extension de la vidéosurveillance des strasbourgeois sera étendue. Pour preuve, le détail du marché public lancé par la Ville de Strasbourg téléchargeable ici ; extension_videosurveillance_otan.pdf

Ainsi, après le dispositif de fichage des strasbourgeois et de zonage de Strasbourg dans le cadre du sommet de l'OTAN nous voilà punis de surveillance pendant et après le sommet. Les strasbourgeois vont donc payer pour l'OTAN la mise en place de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

Ce développement du réseau de vidéosurveillance pour le sommet de l'OTAN pose plusieurs questions:

  • pourquoi les strasbourgeois devraient-ils payer pour le délire paranoïaque sécuritaire des organisateurs de ce sommet de l'OTAN ?
  • qu'est-ce qui justifie la pérénisation d'un dispositif sécuritaire ponctuel ?
  • quels sont les nouveaux lieux qui seront surveillés et les habitants à proximité ont-ils été consultés ?

Du côté français aucun montant n'a été communiqué concernant le coût de l'organisation paranoïaque de ce sommet. Des montants astronomiques circulent ; aux alentours de 100 millions d'euros. Sachant que du côté allemand les autorités ont avancé le chiffre de 50 millions d'euros on peut considérer ce montant comme réaliste.

Les strasbourgeois se préparaient déjà à vivre pendant plusieurs semaines dans une ville en état de siège, avant et pendant le sommet. Il faut craindre qu'ils aient à en subir les délires après. Le collectif Strasbourg anti-otan.

L'OTAN à la recherche de fournisseurs sur Internet

Parmi les entreprises travaillant avec l'OTAN, quatre sont alsaciennes. Les marchés proposés par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont nombreux mais peu connus.... Pourtant l'accès aux informations concernant les marchés de l'OTAN est dévoilé sur un site Internet. C'est l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui est chargée de cette tâche en étant est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels. Pour répondre aux offres il suffit de s'inscrire à partir d'un formulaire également disponible sur le portail.

Dans le contexte actuel cette information se révèle intéressante, peu d'entreprises répondent aux appels d'offres, pourtant l'OTAN n'a pas une réputation de mauvais payeur, au contraire. Aujourd'hui il n'y a que 4 entreprises alsaciennes travaillant avec l'OTAN.

Parmi les sociétés s'affichant comme fournisseur de l'OTAN, Flying Robots une société basée à Illkirch qui fabrique des drones, des avions sans pilote qui peuvent être utilisés dans des opérations diverses : militaires, d'observations ou encore sanitaires.

Le portail propose non seulement des appels d'offres dans de nombreux domaines, pas forcément "pointus" ou Hi Tech, mais encore des offres d'emplois dans de nombreux corps de métiers. Pour information : le prochain sommet de l'OTAN aura lieu à Strasbourg et Baden-Baden en avril prochain et devrait voir la venue de 27 chefs d'Etats parmi lesquels le président Barack Obama. Cliquez sur ce lien pour consulter le site de la NAMSA : http://www.namsa.nato.int/ Et lire également cet article sur la société Flying Robots dans les archives e-alsace : http://www.e-alsace.net/index.php/headnews/get?newsId=14

http://www.e-alsace.net

Uranium appauvri et OTAN

Toujours la même équipe de tête lorsqu'il s'agit de classer les états fabriquants d'armes de guerre, et notamment les armes nucléaires. L'inventaire mondial des stocks d'uranium appauvri (UA) est le suivant :

Pays Organisation Stocks d'UA (tonnes)

  • États-Unis DOE 480 000 tonnes 2002
  • Russie FAEA 460 000 tonnes 1996
  • France Areva NC 190 000 tonnes 2001
  • Royaume-Uni BNFL 30 000 tonnes 2001
  • Allemagne URENCO 16 000 tonnes 1999

Lorsque l'on connaît les dégâts causés par ce type d'arsenal on peut douter des objectifs de paix avancés par l'OTAN. Les bombes à l'uranium appauvri ont été utilisées dans les derniers conflits, notamment au Kosovo et en Afghanistan. Leurs populations civiles sont dans une situation sanitaire catastrophique et les régions polluées à vie.

Malgré la résolution du Parlement européen en 2003, demandant l'interdiction d'utiliser cette catégorie d'armes, les États-Unis continue de nier leur nocivité et les utilise dans leurs opérations de guerre.

Pour en savoir plus :

samedi 7 février 2009

La sécurité abandonnée à l’axe atlantique

Défense . Avant la conférence militaro-stratégique de Munich, les préparatifs du retour de la France dans le giron de l’OTAN s’accélèrent en conformité avec les efforts de Washington.

À la veille de la réunion annuelle de Munich consacrée à la « sécurité » du monde occidental et alors qu’un sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OTAN doit se tenir les 3 et 4 avril 2009, à Baden-Baden et Kehl, en Allemagne, et à Strasbourg, en France, les préparatifs de la réintégration complète de la France dans le giron de l’OTAN s’accélèrent. Ce prochain sommet de l’OTAN atteint déjà un summum de déni de démocratie : au moins 40 000 policiers et militaires seront disposés pour empêcher toute intervention des opinions publiques pacifistes (1). Nicolas Sarkozy et la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, seront les hôtes des réunions. Ce sera, espère le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, l’occasion d’annoncer « la décision de la France de reprendre toute sa place au sein de l’OTAN ». Il a indiqué que ce sommet publiera une déclaration « qui réaffirmera l’objectif immuable de l’OTAN et fixera des orientations pour les nouvelles missions et les nouvelles tâches de l’alliance ».

Dans une lettre adressée le 20 janvier dernier aux « membres du Conseil de l’OTAN », le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, affirmait : « Nos nations partagent plus qu’un attachement à leur sécurité commune : elles partagent aussi un ensemble de valeurs démocratiques. C’est pourquoi le lien qui nous unit ne peut être rompu et c’est aussi pourquoi l’OTAN est une alliance unique en son genre dans l’histoire. »

Fin de « l’autonomie européenne »

Et, fait nouveau, en rupture avec la doctrine univoque de Bush, il s’agit de « respecter la contribution de chaque État ». Le nouveau président états-unien confirme ainsi sa démarche destinée à restaurer le « leadership » US (« changer l’Amérique pour changer le monde », avait-il dit) par le « partenariat » avec ses alliés. Il rend ainsi obsolète la fausse rivalité entre Paris et Washington au sujet de l’existence ou du refus d’un « pilier européen » de l’OTAN. On annonce d’ailleurs que pour récompenser Paris deux places seraient réservées à des officiers généraux français dans le commandement suprême de l’alliance.

Saluant à leur manière cette fin de la fiction chiraquienne de l’autonomie européenne - et en harmonie avec les préconisations du traité de Lisbonne -, la chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont cosigné dans le Monde daté du 5 février un texte affirmant que « face aux incertitudes du monde, une politique concertée est indispensable », afin de « faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d’une même politique de sécurité ».

Gendarmerie centrale sous contrôle us

Concrètement, cela se traduira, dans l’immédiat, par la présence permanente sur notre sol d’une unité de la Bundeswehr. Dans un même mouvement, il s’agit pour Sarkozy de parachever l’abandon de notre souveraineté en matière de défense nationale, pour l’intégrer - via l’OTAN - dans les choix stratégiques des États-Unis. On comprend désormais pourquoi on a décidé de réduire massivement les effectifs de l’armée française. Il s’agissait en réalité de mettre fin à ce qui en était le rôle essentiel, la défense territoriale, au profit de l’intégration dans le dispositif stratégique planétaire de « projection » de l’OTAN.

Pour les deux dirigeants, le « partenariat transatlantique de sécurité et de défense » doit être renforcé dans « un contexte d’insécurité » qui « se développe ». L’OTAN doit, par conséquent, devenir une sorte de gendarmerie centrale universelle sous la direction des États-Unis. La question de la responsabilité occidentale dans l’existence même des conflits actuels et de leur règlement pacifique n’est - faut-il s’en étonner - pas évoquée par Sarkozy et Merkel. Bien au contraire, leur « meilleur des mondes » n’est envisageable que par la domination.

(1) Voir le site http://www.non-otan-strasbourg.eu de l’Appel national de Strasbourg pour faire de la métropole alsacienne une ville ouverte, capitale de la paix.

Michel Muller. l'Humanité

vendredi 6 février 2009

La France obtient deux postes de commandement dans l'Otan

BRUXELLES - La France a obtenu l'accord de principe des Etats-Unis pour prendre deux postes de commandement dans l'Otan, un préalable à sa pleine réintégration au sein de la structure militaire de l'Alliance atlantique, confirme un diplomate en poste à Bruxelles.

"Il y a un accord officieux entre les deux gouvernements", a dit ce diplomate bien au fait du dossier. Le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, dont elle est absente depuis 1966 sur décision du général de Gaulle, devrait être officialisé lors des cérémonies du 60e anniversaire de l'Alliance à Strasbourg et Kehl, les 3 et 4 avril prochains. L'un des deux commandements attribués à des généraux français sera basé à Norfolk, dans l'Etat américain de Virginie, où se trouve l'Allied Command Transformation (ACT), chargé de piloter les transformations de l'Alliance. Un autre général français devrait prendre la tête de l'un des commandements régionaux de l'Otan basé à Lisbonne, où se trouve le quartier général de la Force de réaction rapide de l'Otan ainsi qu'un centre d'analyses de photos satellites. Le diplomate interrogé à Bruxelles a cependant ajouté que l'accord n'était pas finalisé et que Paris devait encore préciser les modalités exactes et la date de son retour dans la structure militaire intégrée. Le quotidien français Le Monde daté de jeudi précisait que les deux postes qui devraient être confiés à des généraux français avaient été négociés notamment entre le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte, et le conseiller du nouveau président américain Barack Obama pour la sécurité nationale, le général James Jones.

RENCONTRE MERKEL-SARKOZY SAMEDI À MUNICH

Lors du sommet de l'Otan de Bucarest en avril dernier, Nicolas Sarkozy avait fixé à 2009 l'échéance pour les décisions sur la pleine réintégration de la France dans l'Otan et annoncé l'envoi de 700 hommes supplémentaires dans l'Est afghan dans le cadre de l'Alliance atlantique. Dès son arrivée au pouvoir en 1995, le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, avait déjà tenté un tel rapprochement, rompant avec une politique de non-alignement sur Washington. Mais le processus avait été arrêté. Les Français revendiquaient à l'époque le commandement Otan de Naples, qui dirige la VIe flotte américaine croisant en Méditerranée. Les Etats-Unis s'y étaient opposés. Nicolas Sarkozy avait conditionné le plein retour de la France dans l'Otan à des progrès sur l'Europe de la Défense, un sujet délicat en raison des réticences britanniques. L'octroi de commandements à des officiers français signifie également qu'Allemands et Britanniques seront moins bien servis. La réintégration de la France dans le commandement intégré devrait être au menu des discussions entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui participent à une Conférence sur la sécurité samedi à Munich. Dans un texte commun diffusé mardi dernier, les deux dirigeants appelaient à renforcer le partenariat UE-Otan, mais dans le cadre d'une "politique concertée" excluant toute prise de décision unilatérale. "Pour nous, il est clair que notre politique de sécurité doit être définie de manière plus large", expliquaient Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Celle-ci doit prendre en compte, outre les questions proprement militaires, "la situation financière internationale, les approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires. "Nous devons adapter nos concepts : pour répondre aux crises et aux conflits, nous avons besoin d'approche globale, de partenariats toujours plus solides et stables, et d'outils flexibles", ajoutaient-ils. Elizabeth Pineau et Guy Kerivel, édité par Yves Clarisse. L'Express

jeudi 5 février 2009

"La sécurité, notre mission commune", par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy

Il y aura bientôt trois siècles, Leibniz et Voltaire, un Allemand et un Français, ont réfléchi à ce que pourrait être le "meilleur des mondes". Aujourd'hui, la Conférence sur la sécurité, à laquelle nous participerons ensemble en Allemagne samedi 7 février, nous donnera l'occasion d'exposer nos idées sur les conditions de notre sécurité collective et dans la perspective du sommet du 60e anniversaire de l'Alliance atlantique. Nous l'accueillerons ensemble à Strasbourg et à Kehl (Allemagne).

Les événements de ces derniers mois suscitent des préoccupations. Un contexte d'insécurité se développe. La guerre dans le Caucase a été le premier conflit militaire de ce siècle en Europe. Au début de cette année, les affrontements entre Israël et le Hamas ont rappelé l'instabilité du Proche-Orient. Il n'y a toujours pas de progrès dans le règlement de la crise nucléaire iranienne. Les attentats terroristes se poursuivent, de même que la violence en Afghanistan et au Pakistan, ou les affrontements en Afrique, au Congo et au Soudan. Et en arrière-plan, nous faisons face aux turbulences engendrées par la crise des marchés financiers et celle de l'économie mondiale, ainsi qu'au défi du changement climatique. Une politique de sécurité concertée est absolument nécessaire. Pour nous, il est clair que notre politique de sécurité doit être définie de manière plus large. Outre les questions proprement militaires, elle doit prendre en compte la situation financière internationale, les approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires. Nous devons adapter nos concepts : pour répondre aux crises et aux conflits, nous avons besoin d'approche globale, de partenariats toujours plus solides et stables, et d'outils flexibles. Aucun pays n'est aujourd'hui capable de résoudre seul les problèmes du monde. Les alliances fondées sur des valeurs communes, comme l'Union européenne et l'OTAN, prennent une importance accrue. Notre sécurité sera d'autant mieux garantie, et nos chances de succès face aux crises seront d'autant plus grandes, que le réseau de nos partenariats se développera et que nos capacités d'action, politiques, économiques, d'aide au développement et militaires seront mises en commun. Cette conviction est à la base de notre politique de sécurité, celle que nous développons à travers une coopération franco-allemande toujours plus étroite et au sein de l'Union européenne et de l'Alliance atlantique. Ces trois dimensions se renforcent mutuellement. Nous sommes convaincus qu'il est dans notre intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d'une même politique de sécurité. Depuis dix ans, des progrès considérables ont été accomplis par l'Union européenne, qui a développé sa politique étrangère et de sécurité commune. Ces progrès, nous le soulignons, renforcent le partenariat transatlantique de sécurité et l'Alliance atlantique. Nos partenaires américains le comprennent de mieux en mieux. Pour l'Allemagne et pour la France, face aux défis actuels, l'Europe a besoin des Etats-Unis comme les Etats-Unis ont besoin d'un partenaire européen fort.

L'Europe occidentale a connu soixante années de paix et de liberté – et c'est aujourd'hui le cas dans presque toute l'Europe. Nous les devons, bien sûr, à notre détermination, mais aussi aux Etats-Unis. Une Amérique qui est restée à nos côtés, et s'est engagée en faveur d'une Europe libre et démocratique. Face aux risques du XXIe siècle, il est nécessaire de renforcer le partenariat transatlantique de sécurité et de défense, et de l'adapter aux nouveaux défis. Cela implique d'analyser ensemble les situations, de prendre des décisions communes et de les mettre en œuvre dans un même esprit de partenariat. En effet, la prise de décision unilatérale serait contradictoire avec ce nouvel esprit de nos relations.

Et nous, Européens, nous devons parler davantage d'une voix forte et unie, ce qui exige de la part des Etats membres un haut degré de cohésion dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune. De même, nous devons accroître et mettre en commun nos capacités militaires et civiles, au service d'une politique d'avenir pour la sécurité de l'Europe. La synergie des deux est une marque de la politique de sécurité européenne. Pendant la présidence française de l'UE, des avancées majeures ont été obtenues, notamment grâce à l'élan donné par l'Allemagne et la France. L'Union européenne sera à l'avenir un partenaire plus fort pour les Etats-Unis.

Nous avons aussi décidé d'une nouvelle avancée dans notre coopération militaire bilatérale. La brigade franco-allemande, qui a été engagée avec nos partenaires dans les Balkans et en Afghanistan, sera désormais stationnée dans nos deux pays : la France va accueillir en permanence sur son sol une unité allemande de cette brigade. Après les drames de notre histoire commune, chacun comprendra la portée historique de ce nouveau pas dans l'amitié franco-allemande.

Pour la première fois dans l'histoire de l'Alliance atlantique, ce sont deux pays, nos deux pays, qui convient leurs alliés pour un sommet, celui du 60e anniversaire, les 3 et 4 avril. C'est un symbole fort d'une amitié franco-allemande au service de la paix et de la sécurité. C'est également le symbole d'une Europe désormais unie et libre. Nous voulons que ce sommet de l'Alliance soit l'occasion de débats stratégiques et de les traduire par des choix politiques. Il ne s'agit pas de réinventer les principes fondamentaux de l'Alliance, ceux du Traité de Washington, et la communauté de valeurs et la solidarité qui nous unissent. Il s'agit, comme nous l'avons déjà fait dans le passé avec succès, de débattre sans œillères pour donner de nouvelles orientations et transformer l'Alliance de manière crédible. C'est ce que nous avons fait en 1991 et 1999, en redéfinissant nos concepts stratégiques. Il est nécessaire de revoir la manière dont nous abordons les nouvelles menaces, nos partenariats et nos structures. L'Allemagne et la France attendent du sommet de Strasbourg/Kehl qu'il lance les travaux sur un nouveau "concept stratégique". Pour répondre aux exigences de l'avenir, nous pensons nécessaire de progresser dans plusieurs domaines-clés.

COOPÉRATION OTAN-UE

A notre grand regret, le "partenariat stratégique" entre l'OTAN et l'UE n'est pas à la hauteur de nos attentes, en raison de désaccords qui persistent entre certaines nations. Nous pensons que cela doit évoluer. Nous devons aller vers une véritable coopération, fondée sur une nécessaire complémentarité.

LES MISSIONS DE L'ALLIANCE

Aujourd'hui, pour notre sécurité commune, l'Alliance est engagée dans plusieurs opérations en dehors de son territoire, notamment dans les Balkans – en Bosnie et au Kosovo – ainsi qu'en Afghanistan. Soixante ans après la fondation de l'OTAN, l'engagement d'assistance envers un allié agressé, qui découle de l'article 5 du traité de Washington, représente encore aujourd'hui l'essence même de l'Alliance. Nous en avons tiré une conséquence supplémentaire après les attaques terroristes du 11-Septembre. Afin de lutter contre le terrorisme, nous nous sommes engagés avec nos alliés en Afghanistan. Car c'est une des nouvelles menaces du XXIesiècle. Nos soldats sont exposés aux plus grands risques dans ces opérations, en particulier en Afghanistan. D'autres jeunes femmes ou jeunes gens, qui participent aux efforts de reconstruction, sont aussi victimes d'un terrorisme qui méprise la dignité humaine. Quoi qu'il en soit, nous attendons du sommet de Strasbourg/Kehl qu'il adresse le signal que l'Alliance restera engagée pour sa sécurité et ses valeurs. Notre objectif reste d'établir un niveau de sécurité qui permette la reconstruction du pays, conformément aux vœux des Afghans, afin que le terrorisme mondial ne puisse plus y développer ses bases. Nous savons aussi que le renforcement de la démocratie doit accompagner l'effort militaire. Les approches politiques doivent également être débattues avec nos partenaires de l'Alliance.

LA RUSSIE, RECONSTRUIRE UN PARTENARIAT

La guerre en Géorgie, à l'été 2008, a marqué une rupture. L'Union européenne a pu arrêter la spirale de la violence et créer les conditions d'un processus de règlement. Mais le recours à la force militaire, ainsi que la reconnaissance unilatérale et contraire au droit international de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, ont créé un problème de confiance avec la Russie. La Russie reste notre voisine et un partenaire très important. Nous ne sommes pas revenus à l'époque de la guerre froide. Ceux qui le prétendent se trompent car l'URSS n'existe plus. Nous entendons rétablir et développer avec la Russie des relations confiantes et fructueuses. Notre alliance est une alliance défensive, dont l'unique ambition est notre sécurité commune face aux menaces du monde. Mais nous sommes aussi en droit d'attendre de la Russie qu'elle démontre son respect pour les normes et les règles à l'établissement desquelles elle a contribué, par l'Acte final d'Helsinki et la Charte de Paris en 1990 : l'intégrité territoriale, l'inviolabilité des frontières, le respect et l'égalité au sein de l'espace euro-atlantique. C'est sur la base de cet acquis que l'immense majorité des nations d'Europe a souhaité rejoindre l'OTAN et l'UE. Cet élargissement est un élément central de la sécurité et de la stabilité du continent. Sans euphorie certes, la Russie a longtemps accompagné ce processus de manière constructive. Le sommet de Strasbourg-Kehl nous donnera l'occasion d'en débattre à nouveau. Vouloir rejoindre l'OTAN est le libre choix des pays européens, des démocraties indépendantes et libres. Ce souhait traduit une confiance que nous n'avons pas le droit de décevoir. Mais nous rappelons que pour devenir membre de l'Alliance, il y a des critères; cela implique d'abord d'être capable d'en assumer les lourdes responsabilités, d'apporter une contribution réelle à la sécurité des alliés, et de partager leurs valeurs. De même, l'élargissement doit contribuer à la stabilité et à la sécurité du continent, qui bénéficie aussi à la Russie. Dans ce contexte, la coopération au sein du conseil OTAN/Russie joue un rôle essentiel. L'été 2008, le président Dmitri Medvedev avait fait des propositions sur la sécurité européenne. Nous sommes prêts à conduire un débat sur ces questions, avec nos alliés, et avec nos partenaires européens, et à prendre en considération les points de vue de tous. En l'abordant, nous rappellerons notre confiance et notre attachement à l'UE, à l'OTAN, et à l'OSCE, aux normes européennes éprouvées qui fondent notre sécurité, au régime de maîtrise des armements et de désarmement, et à la coopération transatlantique. Mais nous appelons à tendre la main à la Russie et à relancer notre coopération au sein du conseil OTAN-Russie et entre l'UE et la Russie, si celle-ci le souhaite. Nous voulons un dialogue politique et de sécurité plus étroit entre l'UE et la Russie, qui permette de l'impliquer plus avant dans l'espace de sécurité euro-atlantique. Nous espérons qu'un esprit constructif présidera à ces discussions. Le réengagement du dialogue stratégique américano-russe, que nous saluons, devrait aussi y contribuer.

CAPACITÉS MILITAIRES, DÉSARMEMENT, MAÎTRISE DES ARMEMENTS

Le caractère militaire de l'Alliance atlantique implique pour ses membres de s'assurer que leurs capacités militaires correspondent précisément aux impératifs de leur sécurité et aux missions qu'ils s'assignent. Le sommet de Strasbourg-Kehl sera aussi l'occasion d'en débattre. Nous avons besoin, en particulier en Europe, de plus de capacités militaires modernes, efficaces et interopérables. En outre, nous discuterons des questions liées au déploiement de défenses antimissiles face à des menaces balistiques limitées émanant du Moyen-Orient. Nous pensons donc que la Russie doit être associée à ces réflexions dans un esprit de coopération et de transparence, comme les Etats-Unis l'ont proposé. Ce dialogue devra aussi se poursuivre dans le cadre du Conseil OTAN-Russie. Nous sommes tous deux des partisans de la maîtrise des armements. Membres du Traité de non-prolifération (TNP), l'Allemagne et la France soutiennent les efforts mondiaux de non-prolifération et de désarmement. En 2008, l'UE a adopté à notre initiative des plans ambitieux de lutte contre la prolifération et de promotion du désarmement nucléaire mondial, conformément au TNP. Nous sommes toutefois convaincus qu'une politique de sécurité responsable, qui prend en compte les risques futurs, doit conserver dans un avenir prévisible la dissuasion nucléaire. Son objectif principal est strictement défensif, et reste la prévention de la guerre. Il n'est plus nécessaire aujourd'hui de conserver des arsenaux énormes, et l'objectif doit être un niveau de stricte suffisance. Nous soutenons la relance des discussions entre les Etats-Unis et la Russie sur le traité sur la réduction de leurs arsenaux nucléaires stratégiques (Start). L'Allemagne et la France espèrent que des résultats concrets seront obtenus dans les prochains mois. De même, nous saluons l'engagement américain pour la ratification du traité d'interdiction des essais nucléaires et en faveur du lancement de négociations sur l'interdiction de la production de matières fissiles pour les armes nucléaires. Nous soutenons, enfin, les efforts déployés pour sauvegarder le régime de limitation des forces conventionnelles en Europe. Le traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) reste un pilier de la sécurité européenne. Nous souhaitons créer, par notre dialogue avec la Russie, les conditions d'une ratification du traité FCE modifié. Une solution rapide pourrait par exemple être trouvée à la question de la Transnistrie, afin de créer une atmosphère différente. Cela représenterait un grand pas vers l'entrée en vigueur d'un régime, garanti par l'Alliance, de limitation des armements conventionnels en Europe, un régime qui apporterait à tous, à la Russie comme à nous, une plus grande sécurité. Nous appelons enfin à un renforcement du régime de non-prolifération. Il est confronté actuellement au plus grand défi de son histoire : le programme nucléaire iranien. Téhéran table ouvertement sur l'absence de réaction internationale face à ses agissements. Nous ne permettrons pas l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire, car ce serait une grave menace pour la paix mondiale. Nous comptons sur une solution diplomatique Et, pour répondre à ce défi majeur, nous sommes prêts à un dialogue, que renforce l'engagement des Etats-Unis, ainsi qu'à de nouvelles sanctions très fermes. Il y a deux semaines, le 44e président des Etats-Unis prenait ses fonctions. La présidence de Barack Obama est d'ores et déjà marquée par des accents nouveaux en matière de politique étrangère et de sécurité. Nombreux sont les Européens qui attendent beaucoup de ce changement; Barack Obama en attend certainement autant de nous. Nous nous réjouissons de coopérer avec lui, et sommes convaincus que le partenariat de sécurité euro-atlantique nous permettra d'affronter ensemble les risques et les menaces auxquels nous sommes exposés. C'est en travaillant dans un esprit de confiance, avec volontarisme et cohésion, que nous construirons, à défaut du "meilleur des mondes", un monde où progresseront la paix et la sécurité pour tous.

LE MONDE | 03.02.09 | 20h49 • Mis à jour le 04.02.09 | 14h29

lundi 2 février 2009

L'Afghanistan sera-t-il un jour le Diên Biên Phu de l'OTAN ?

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L’Afghanistan est un haut pays enclavé, entouré de hautes montagnes dont l’Hindü Küch. Les pays frontaliers de l’Afghanistan sont la Chine, à l’est, l’Iran, à l’ouest, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, au nord et le Pakistan au sud.

La principale voie de ravitaillement des troupes de l’OTAN passe actuellement par le port pakistanais de Karachi, puis par le col de Khyber, principale voie d’accès à l’Afghanistan, dans la province pakistanaise du Nord-Ouest. Chaque jour 350 camions, transportant, en moyenne 7000 tonnes de matériel à destination des forces occidentales, passent par le col de Khyber.

Pour les forces de l’OTAN, la région du Nord-Ouest est une région peu sûre où les camions chargés de matériel militaire et de carburant sont régulièrement attaqués par les résistants pakistanais et afghans. Conséquences des attaques: certaines bases militaires du sud de l’Afghanistan manquent de tout, et «arrêtent tous les mouvements et toutes les offensives parce qu’elles sont à court de carburant» (Syed Saleem Shahzad- Le Monde Diplomatique d’octobre 2008).

Sous la pression des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une campagne de «sécurisation» des voies de communication dans la région du Nord-Ouest. Cette campagne militaire a deux inconvénients pour l’Etat : le mécontentement et l’opposition croissants des «islamistes», soutiens traditionnels de l’Etat pakistanais, dans sa croisade pour le Cachemire et contre l’Inde, d’une part, et l’immobilisation d’une partie de l’armée pakistanaise, loin des frontières indiennes, d’autre part.

L’aggravation des tensions entre l’Inde et le Pakistan a conduit ce dernier à déplacer 20 000 hommes vers la frontière indienne, laissant un répit aux résistants pakistanais qui combattent la présence occidentale dans la région. Ce qui n’arrange pas les affaires de l’OTAN, même si les Etats-Unis tentent de calmer la tension entre l’Inde et le Pakistan.

Actuellement, l’OTAN cherche d’autres voies pour ravitailler ses bases militaires. Les négociations vont bon train avec les voisins du nord de l’Afghanistan. L’accord éventuel du Turkménistan ou de l’Ouzbékistan en vue d’autoriser le passage des convois de l’OTAN à travers leur territoire, ne sera ni sans contre partie économique, voire politique, ni sans danger pour les pays transitaires. En effet, les sentiments antioccidentaux sont fort présents en Asie centrale. L’opposition en profitera sûrement pour se renforcer, en stigmatisant les gouvernements locaux comme étant des «laquais de l’impérialisme occidental» et pour harceler les convois de ravitaillement de l’OTAN, transitant par l’Asie centrale.

Une autre voie consiste à convoyer les camions de ravitaillement des bases de l’OTAN, via l’Iran. Les autorités américaines discutent actuellement avec l’Iran de cette éventualité. Vu les tensions existantes entre l’Iran et l’Occident, il est permis de penser que l’Iran mettra dans la balance des négociations, des exigences autrement plus stratégiques que les voisins du nord de l’Afghanistan. Il est à souligner qu’au moindre problème, le ravitaillement des bases de l’OTAN pourrait être pris en otage par l’Iran et les voisins du nord de l’Afghanistan, moins fiables que le Pakistan, acquis politiquement aux Etats-Unis.

L’enclavement de l’Afghanistan est le talon d’Achille de l’OTAN, qui a plus besoin des voisins de l’Afghanistan, surtout de l’Iran, que l’inverse. En effet, grâce à l’Iran, une paix relative règne en Irak. Les chiites contestataires de l’Armée du Mahdi, à l’écoute de l’Iran, se sont «calmés» et les Etats-Unis ne cachent pas que la clé de la «pacification» de l’Afghanistan se trouve aussi en Iran. La position géostratégique de l’Iran, ainsi que sa prépondérance politique et militaire grandissante au Moyen-Orient et en Asie centrale inquiètent Israël qui craint pour ses conquêtes territoriales, sa puissance militaire, son influence politique et, in fine, sa «sécurité».

Les anticolonialistes étendent leur influence et celle des Saoudiens, des Egyptiens et autres laquais des Etats-Unis recule d’autant. Il est temps pour eux de renforcer les acquis territoriaux en Irak et en Afghanistan, pièces maîtresses de la domination planétaire des Etats-Unis et de l’Occident.

Les Etats-Unis et l’Iran parleront de tout et sans tabou. L’enjeu pour l’Iran: la reconnaissance de sa stature de grande puissance régionale. L’avenir nous dira si l’intérêt stratégique des Etats-Unis conduira cette puissance à composer sérieusement avec l’Iran, même s’il faut pour cela réduire la «voilure» de la puissance israélienne au Moyen-Orient?

Israël gronde et menace. Les Etats-Unis sont soucieux de préserver leur hégémonie planétaire, craignent de perdre l’Afghanistan, si stratégique et si enclavé que géographiquement, il ressemble, à s’y méprendre, à Diên Biên Phu.

Analyse publiée également sur http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com

dimanche 1 février 2009

L'OTAN, quelques repères historiques

L'OTAN est un enfant survivant de la guerre froide progressivement installée dans les années 46 - 47. En mars 1947, le président Truman avait annoncé sa volonté de venir en aide aux pays « libres » menacés par la « subversion », en l'occurrence la Grèce et la Turquie. En septembre de la même année, lors de la création du Kominform, les Soviétiques lui avaient répondu en proclamant la théorie des deux camps, le camp « impérialiste », dirigé par les Etats-Unis, et le camp « démocratique », rassemblé derrière l'Union soviétique.

C'est dans ce contexte que l'Alliance atlantique fut signée le 4 avril 1949 par 12 pays. Pour ses promoteurs, il s'agissait de garantir que, contrairement à ce qui s'était passé au cours des deux guerres mondiales, les Etats-Unis soient physiquement présents sur le sol européen dès le déclenchement d'un éventuel troisième conflit. Les architectes du « containment » (G. Kennan, P. Nitze, D. Acheson) considéraient en effet que les Etats-Unis avaient gravement pâti de leur engagement tardif, en 1917 et en 1941. Les politiques ouest-européens qui avaient été à l'origine de la fondation de l'UEO en mars 1948 partageaient ce point de vue. Il s'agissait donc d'un changement majeur de politique : la nouvelle ligne de front devenait la « menace » soviétique et les Etats-Unis devaient prendre la tête de cette nouvelle alliance. La Grande Alliance de l'époque rooseveltienne fut donc ainsi rompue. Ce changement de ligne correspondait pour une part à une réponse à l'intransigeance soviétique sur les questions de sécurité en Europe (question allemande et reconnaissance des nouveaux régimes est-européens), mais aussi à un retour des élites américaines à des convictions anti-soviétiques datant de 1917, dont Truman était un digne représentant.

L'alliance ainsi conclue était absolument inédite en temps de paix. Elle couvrait l'ensemble nord-américain, l'océan atlantique et une grande partie de l'Europe occidentale. Avec la création par l'URSS de l'organisation du Traité de Varsovie et le réarmement allemand en 1955, on assista à la division militaro-stratégique du vieux continent en deux systèmes clairement délimités géographiquement et idéologiquement, chacune des deux coalitions fortement armées adoptant une posture hautement offensive. Peu de temps après la signature de l'Alliance atlantique éclata la guerre de Corée, qui fut largement considérée à l'Ouest comme une répétition générale de ce qui pourrait advenir en Centre-Europe. On assista donc au développement rapide d'une double structure politique et militaire. La structure politique, administrative et parlementaire était et reste coiffée par un secrétaire général issu d'un pays européen. La structure militaire est chapeautée par le Conseil militaire où siègent les états membres (12 à l'origine, 28 aujourd'hui depuis l'adhésion de l'Albanie et de la Croatie), mais son commandement opérationnel, le SACEUR, est toujours exercé par le commandant en chef des forces américaines en Europe. La subordination de l'OTAN aux intérêts principaux de la politique américaine a donc été immédiate. Quant à l'instrumentalisation constante du thème de la « menace »soviétique, elle a été un puissant moyen pour obtenir l'alignement des alliés européens en même temps qu'un facteur déterminant de la course aux armements.

Parallèlement au développement de ces structures, la doctrine militaire de l'OTAN s'est rapidement nucléarisée. Lors du sommet d'Athènes en 1967 fut adoptée la doctrine dite de riposte graduée formulée dès 1962 par le secrétaire à la Défense Robert Mac Namara. En fait, les stratèges de l'Alliance avaient accepté l'idée qu'une guerre nucléaire limitée puisse être circonscrite à l'Europe. L'Europe n'était plus à leurs yeux qu'un « théâtre » où devaient être franchis les premiers pas de l'escalade nucléaire. Ces vues quelques peu aventureuses reposaient sur la conviction qui a perduré tout au long de la guerre froide selon laquelle les défenses de l'OTAN ne pourraient pas résister à une poussée conventionnelle soviétique. C'est notamment le refus français de la riposte graduée et de la guerre nucléaire limitée qui poussa en 1966 le général de Gaulle à faire sortir la France des organismes militaires intégrés.

L'Otan traversa alors une crise profonde, à la fois politique et militaire, l'OTAN se trouvant ainsi privée de son « arrière »stratégique. Les stratèges de l'OTAN furent ainsi conduits à rechercher les moyens de porter la guerre le plus à l'Est possible dès la phase initiale d'un conflit.

Depuis sa création, l'histoire de l'OTAN fut marquée par des périodes de tensions internationales très vives. En tant que telle, l'Otan a rarement contribué à l'apaisement de ces tensions, mais a souvent fait beaucoup pour les exacerber. Ce fut le cas lors du réarmement allemand, ainsi que lors de la « double décision » de décembre 1979 sur les euromissiles et lors de l'adoption du concept « FOFA » pour les opérations aéroterrestres au début des années 80. Il en résulta que l'année 1983 fut certainement l'année à plus haut risque de toute la guerre froide. Il en va de même du feu vert donné par le sommet de Bucarest aux plans américains d'installation de systèmes anti-missiles en Pologne et en république tchèque. En revanche, l'OTAN joua sa partition dans la fin de la guerre froide lorsqu'à la réunion de Londres en juillet 1990 elle renonça à la doctrine de riposte graduée et cessa de considérer l'Union soviétique comme une menace.

Avec la fin de la guerre froide, la disparition de l'Union soviétique et le recul spectaculaire de la frontière russe en Europe, au tournant des années 90, aucune des bases sur lesquelles l'OTAN s'était édifiée n'existait plus. Elle avait perdu sa fonction en tant qu'alliance militaire stratégique défensive. La dissolution du Traité de Varsovie en 1991 aurait dû entraîner celle de l'OTAN également. Mais il n'en fut pas ainsi. Les dirigeants occidentaux, se considérant comme les vainqueurs de la guerre froide, ne purent se résoudre à envisager la disparition de l'alliance victorieuse. Il n'y eut alors au sein de l'OTAN aucune réflexion sur les buts de l'alliance dans ce nouveau contexte ni aucun réexamen des orientations stratégiques. On observe que l'alliance a cependant évolué dans deux directions principales.

Premièrement, l'OTAN a montré une véritable boulimie de nouveaux territoires toujours plus à l'Est. Très vite, elle a créé des antichambres multiples pour faire patienter les états candidats, d'abord le COCONA, puis le Partenariat pour la paix, aujourd'hui le MAP. Elle a peu à peu absorbé tous les anciens pays du Traité de Varsovie et a même, dans le cas des trois républiques baltes, intégré d'anciens territoires ayant appartenu à l'Union soviétique elle-même. Ce faisant, les Etats-Unis et l'OTAN ont violé la parole donné par le secrétaire d'Etat James Baker en 1990, lorsqu'il avait promis à M. Gorbatchev que l'OTAN ne s'étendrait pas à l'Est. La nouvelle Russie a tendance à voir dans ce manquement une sorte de retour à la politique de « cordon sanitaire » des années 20. Dans l'esprit des responsables américains, il est clair que l'alliance a vocation à aller de l'Islande aux rives de la Caspienne. Ils soutiennent l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne car dans cette hypothèse les deux cartes de l'Union et de l'OTAN coïncideraient presque parfaitement. Pourtant, lors du sommet de Bucarest début avril 2008, l'administration américaine n'a pu obtenir le feu vert des alliés à l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie. Il s'agit là pour la diplomatie américaine d'un échec provisoire puisque la question a été reportée à 2009. C'est quand même pour l'administration Bush un revers d'autant plus notable qu'elle avait beaucoup investi dans l'adhésion de ces deux pays.

En second lieu, l'OTAN a manifesté depuis 1994 des tendances de plus en plus prononcées à l'interventionnisme tous azimuts, hors de la zone qui lui était originellement dédiée. C'est ce qu'on appelle parfois « l'OTAN globale », vouée à jouer un rôle de gendarme non dans toutes les affaires du monde, mais dans certaines crises jugées prioritaires du point de vue de la politique extérieure américaine. L'OTAN a mis au service de ce nouvel interventionnisme sa capacité sans égale à gérer de grandes coalitions multinationales complexes. Les interventions balkaniques ont marqué une étape décisive dans la redéfinition stratégique des fonctions de l'OTAN après la guerre froide. Dès févier 1994, elle est intervenue directement dans les conflits yougoslaves en bombardant les positions d'artillerie lourde serbe autour de Sarajevo, sur la base d'une incapacité de l'Onu à les gérer et avec une certaine volonté de se substituer à l'organisation internationale. Après les accords de Dayton de décembre 1995, l'OTAN a mis en place en Bosnie une force permanente lourdement équipée de 60 000 hommes, l'IFOR devenue plus tard la SFOR afin de remplacer la FORPRONU. En avril 1999, pour la première fois de son histoire, l'OTAN est entrée en guerre contre un état souverain en prenant partie contre la Yougoslavie dans le conflit kosovar. Elle répondait ainsi au désir qu'avait l'UCK d'internationaliser le conflit. La légitimité de cette intervention a été fortement contestée, la Yougoslavie n'ayant agressé aucun des états membres. Au cours de cette guerre, l'OTAN a eu l'occasion de tester l'évolution technologique vers les armes dites intelligentes en cours depuis le milieu des années 70. Ces armes ne firent pas totalement leurs preuves. Les pertes de l'armée serbe furent assez faibles au regard des moyens engagés contre elle. En revanche, la campagne aérienne de l'OTAN fut émaillée de nombreux « dommages collatéraux » et de nombreuses « bavures » aux dépens des populations civiles. Finalement, les trois semaines de combat prévues par le SACEUR le général Wesley Clark devinrent trois mois et l'OTAN n'osa pas passer à une offensive terrestre. Ce fut une sage décision qui lui évita l'enlisement dans la région. Au final, il fallut bien réintégrer le cadre de l'ONU en faisant avaliser les accords de Kumanovo par le conseil de sécurité (résolution 1244). Aujourd'hui, l'OTAN agit militairement en Afghanistan, dans le cadre de la conception américaine de la « guerre contre le terrorisme ». La force d'assistance à la sécurité (ISAF) a été mise en place en août 2003 après que la décision eut été prise à Bonn en décembre 2001. Initialement, l'aide de l'OTAN avait été refusée par l'administration Bush, qui préférait intervenir de façon totalement unilatérale, hors du cadre formel qui implique de négocier à la fois des objectifs et des moyens. Les Etats-Unis se sont rapidement ravisés, et ont invoqué à nouveau le vieux thème du « partage du fardeau » (burden sharing) dont on avait déjà usé et abusé tout au long de la guerre froide pour inciter les alliés européens à augmenter leurs dépenses militaires. Même si aucun membre européen de l'Alliance n'a fait totalement siens les concepts néoconservateurs qui sont à la base de cette guerre, la participation à la guerre en Afghanistan constitue pour l'alliance une véritable épreuve de vérité, car c'est dans les montagnes d'Afghanistan que pourrait bien se jouer l'avenir de l'alliance. Elle met aussi à l'épreuve la fidélité des alliés envers la politique américaine. Lors du sommet de Bucarest, l'administration Bush a eu difficilement gain de cause dans ses demandes de renforcement des forces non américaines de l'OTAN, grâce notamment au président Sarkozy, nouveau « bon élève » de la classe atlantique. L'OTAN est aujourd'hui à la croisée des chemins : elle est apparemment forte si l'on considère son extension et le nombre d'états postulants qui se pressent à sa porte. Pourtant le secrétaire à le Défense Robert Gates a mis en garde contre les risques « d'implosion » si le succès n'était pas au rendez-vous en Afghanistan.

Claude Cartigny . Collaborateur de la revue Recherches Internationales. Copyright © Fondation Gabriel Péri

jeudi 29 janvier 2009

Des chiffres qui font froids dans le dos : un monde armé jusqu'au dent

Les dépenses militaires des états en 2006 (1321 Milliards de dollar)

  • Les États-Unis ont déboursé 528,7 milliards (soit 46 % des dépenses militaires de la planète) dont 432 milliards pour mener leur guerre en Irak et en Afghanistan.
  • La Grande-Bretagne 59 Md$
  • La France 53 Md$
  • la Chine 49 Md$
  • Le Japon 43,7 Md$
  • La Russie 34,7 Md$

Les premières entreprises de l'armement (les chiffres d'affaires en milliards de dollar)

  1. - Lockheed Martin (USA) 36,1 Md$
  2. - Boeing (USA) 30,8 Md$
  3. - BAE System (Roy Uni) 25,1 Md$
  4. - Nothrop (USA) 23,6 Md$
  5. - Raytheon (USA) 19,5 Md$
  6. - General Dynamics (USA) 18,8 Md$
  7. - EADS (NDL) 13,2 Md$
  8. - L-3 Communications (USA) 10 Md$
  9. - Finmeccanica (Italie) 9,1 Md$
  10. - United Technologies (USA) 7,7 Md$
  11. - Thales (France) 7 Md$
  12. - KBR (USA) 6,4 Md$

total : 207,3 Md$ dont (152 Md$ pour les USA)

Les ventes d'armes dans le Monde

Les 100 plus importants fabricants d'armes au monde ont réalisé des ventes pour un montant de 290 milliards de dollar

  • 63 % des ventes par les 40 compagnies américaines
  • 29 % pour les européennes
  • Les États-Unis ont été les plus importants exportateurs d'armes entre 2002 et 2006, aux côtés de la Russie qui, en raison d'un marché intérieur limité, doit exporter la majorité de sa production.

Les armes nucléaires

En 2007, la planète compte 27 000 armes nucléaires, mais plus de 90% d'entre elles sont russes ou américaines

  1. Russie:14969 (3339*)
  2. États-unis : 9960 (5236*)
  3. France: < 300
  4. Chine: 130-200
  5. Royaume unis : < 200
  6. Israël: 75-200
  7. Pakistan: 24-60
  8. Inde: 40-50
  9. Corée du Nord: 0-12

(*) dont armes stratégiques déployées

sources: atlas militaire stratégique, SPIRI (l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm)

dimanche 25 janvier 2009

Conseil de sécurité - G8 - Otan

Qu'en est-il de la paix et de la sécurité internationale, du principe d'égalité des peuples et de leurs droits à disposer d'eux-mêmes, bases du texte fondateur des principales missions de l'ONU? A lire: "Les directoires qui assurent l'hégémonie des grandes puissances" dans:

http://www.france.attac.org/spip.php?article6865

Les six décennies de l'OTAN

"L'ALLIANCE ATLANTIQUE A LA RECHERCHE DE NOUVELLES MISSIONS" Monde diplomatique (avril 2008)

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/A/15787