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Tag - sécuritaire

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lundi 9 février 2009

L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet

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L'OTAN place Strasbourg en état de siège et prend ses habitants en otage lors du prochain sommet qui aura lieu pendant la semaine du 1er au 5 avril.

Dans la semaine du 1er au 5 avril 2009 se tiendra à Strasbourg (France) le sommet de l'OTAN (l'Organisation du Traité Nord Atlantique), qui fêtera son 60e anniversaire, avec pour invités une trentaine de chefs d'états, dont M. Barak Hussein Obama.

L'organisation du sommet de l'OTAN et les contraintes supportées par les habitants sont pour nous révélatrices des idées et des valeurs protées par cette institution.

Quelle idée saugrenue d'organiser un anniversaire dans une ville et de mettre en place un système répressif et de contrôle hors du commun empêchant à chacun de circuler librement.

C'est ce qui ressort des premières informations transmises à la presse par les représentants de l'état qui ont en charge d'organiser le sommet (cf. le billet "le dispositif de zonage et de fichage" )

  • pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
  • D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
  • Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
  • Les marchés seront fermés
  • Le nombre de policiers mobilisés du côté français n'a pas été communiqué officiellement, mais les informations reçues du côté allemand (12 000 policiers allemands ) et celles qui ont filtré font penser à un déploiement de forces de police sans précédent dans la capitale de l'Europe (25 000 policiers)

L'OTAN place donc Strasbourg en état de siège pendant plus d'une semaine empêchant les Strasbourgeois de vivre leur ville comme ils le font toute l'année.

Pourquoi avoir choisi Strasbourg, symbole de la réunification franco-allemande, de la paix entre les nations européennes au sortir de la seconde guerre mondiale, en mobilisant un dispositif répressif et de contrôle faisant plutôt penser à une ville en état de siège ?

N'aurait-il pas mieux fallu organiser ce sommet dans un des nombreux châteaux forts que comptent notre région ? Ils sont à l'abri de toute habitation et placés idéalement pour qui veut se sentir en sécurité dans une forteresse.

Les documents distribués par les services de la préfecture (voir le billet "le dispositif de zonage et de fichage" ) en vue d'informer les habitants de Strasbourg des "zones de filtrage" ainsi que de mettre en place par la police un fichage des résidents sont inquiétants.

Cette mise en scène du sommet, avec des chefs d'états au centre de Strasbourg dans une ville bouclée et des habitants privés de leurs activités de vie quotidienne (écoles, marchés, musées, ...) ainsi que de leur liberté de circulation montre la distance qu'il y entre les valeurs affichées par l'OTAN et la réalité de leur pratique.

Nous invitons tous les citoyens du monde à venir à Strasbourg le 4 avril 2009, capitale de l'Europe et symbole de paix en Europe, pour affirmer qu'un autre monde est possible.

Tous à Strasbourg le 4 avril 2009 pour accueillir les chefs d'état et leur dire que nous voulons construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

Nous demandons aux chefs d'état qui se rendront à Strasbourg pour le sommet de l'OTAN le 3 et 4 avril de faire en sorte que Strasbourg ne soit pas en état de siège et que l'expression citoyenne puisse s'exprimer dans Strasbourg pour en faire une capitale de la paix et une ville ouverte.

dimanche 8 février 2009

Les strasbourgeois vont payer et subir durablement les délires sécuritaires de l'OTAN

Dans le MONDE daté du 03.02.09 N. Sarkozy et A. Merkel nous annoncent que ce sommet de l'OTAN sera l'occasion d'affirmer que "La sécurité, sera leur mission commune". Cette assertion doit être comprise au sens large puisque la surveillance des strasbourgeois se verra renforcée pendant et après le sommet de l'OTAN. En effet, sous le couvert d'organisation du sommet, l'extension de la vidéosurveillance des strasbourgeois sera étendue. Pour preuve, le détail du marché public lancé par la Ville de Strasbourg téléchargeable ici ; extension_videosurveillance_otan.pdf

Ainsi, après le dispositif de fichage des strasbourgeois et de zonage de Strasbourg dans le cadre du sommet de l'OTAN nous voilà punis de surveillance pendant et après le sommet. Les strasbourgeois vont donc payer pour l'OTAN la mise en place de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

Ce développement du réseau de vidéosurveillance pour le sommet de l'OTAN pose plusieurs questions:

  • pourquoi les strasbourgeois devraient-ils payer pour le délire paranoïaque sécuritaire des organisateurs de ce sommet de l'OTAN ?
  • qu'est-ce qui justifie la pérénisation d'un dispositif sécuritaire ponctuel ?
  • quels sont les nouveaux lieux qui seront surveillés et les habitants à proximité ont-ils été consultés ?

Du côté français aucun montant n'a été communiqué concernant le coût de l'organisation paranoïaque de ce sommet. Des montants astronomiques circulent ; aux alentours de 100 millions d'euros. Sachant que du côté allemand les autorités ont avancé le chiffre de 50 millions d'euros on peut considérer ce montant comme réaliste.

Les strasbourgeois se préparaient déjà à vivre pendant plusieurs semaines dans une ville en état de siège, avant et pendant le sommet. Il faut craindre qu'ils aient à en subir les délires après. Le collectif Strasbourg anti-otan.

L'OTAN à la recherche de fournisseurs sur Internet

Parmi les entreprises travaillant avec l'OTAN, quatre sont alsaciennes. Les marchés proposés par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont nombreux mais peu connus.... Pourtant l'accès aux informations concernant les marchés de l'OTAN est dévoilé sur un site Internet. C'est l'Agence OTAN d'entretien et d'approvisionnement (NAMSA) qui est chargée de cette tâche en étant est la principale agence de gestion du soutien logistique de l’OTAN.

Sa mission consiste essentiellement à assister les pays de l'OTAN en organisant l'achat et l'approvisionnement communs de rechanges, ainsi que la fourniture des services d'entretien et de réparation nécessaires au soutien de différents systèmes d'arme composant leur parc de matériels. Pour répondre aux offres il suffit de s'inscrire à partir d'un formulaire également disponible sur le portail.

Dans le contexte actuel cette information se révèle intéressante, peu d'entreprises répondent aux appels d'offres, pourtant l'OTAN n'a pas une réputation de mauvais payeur, au contraire. Aujourd'hui il n'y a que 4 entreprises alsaciennes travaillant avec l'OTAN.

Parmi les sociétés s'affichant comme fournisseur de l'OTAN, Flying Robots une société basée à Illkirch qui fabrique des drones, des avions sans pilote qui peuvent être utilisés dans des opérations diverses : militaires, d'observations ou encore sanitaires.

Le portail propose non seulement des appels d'offres dans de nombreux domaines, pas forcément "pointus" ou Hi Tech, mais encore des offres d'emplois dans de nombreux corps de métiers. Pour information : le prochain sommet de l'OTAN aura lieu à Strasbourg et Baden-Baden en avril prochain et devrait voir la venue de 27 chefs d'Etats parmi lesquels le président Barack Obama. Cliquez sur ce lien pour consulter le site de la NAMSA : http://www.namsa.nato.int/ Et lire également cet article sur la société Flying Robots dans les archives e-alsace : http://www.e-alsace.net/index.php/headnews/get?newsId=14

http://www.e-alsace.net

samedi 7 février 2009

La sécurité abandonnée à l’axe atlantique

Défense . Avant la conférence militaro-stratégique de Munich, les préparatifs du retour de la France dans le giron de l’OTAN s’accélèrent en conformité avec les efforts de Washington.

À la veille de la réunion annuelle de Munich consacrée à la « sécurité » du monde occidental et alors qu’un sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OTAN doit se tenir les 3 et 4 avril 2009, à Baden-Baden et Kehl, en Allemagne, et à Strasbourg, en France, les préparatifs de la réintégration complète de la France dans le giron de l’OTAN s’accélèrent. Ce prochain sommet de l’OTAN atteint déjà un summum de déni de démocratie : au moins 40 000 policiers et militaires seront disposés pour empêcher toute intervention des opinions publiques pacifistes (1). Nicolas Sarkozy et la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, seront les hôtes des réunions. Ce sera, espère le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, l’occasion d’annoncer « la décision de la France de reprendre toute sa place au sein de l’OTAN ». Il a indiqué que ce sommet publiera une déclaration « qui réaffirmera l’objectif immuable de l’OTAN et fixera des orientations pour les nouvelles missions et les nouvelles tâches de l’alliance ».

Dans une lettre adressée le 20 janvier dernier aux « membres du Conseil de l’OTAN », le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, affirmait : « Nos nations partagent plus qu’un attachement à leur sécurité commune : elles partagent aussi un ensemble de valeurs démocratiques. C’est pourquoi le lien qui nous unit ne peut être rompu et c’est aussi pourquoi l’OTAN est une alliance unique en son genre dans l’histoire. »

Fin de « l’autonomie européenne »

Et, fait nouveau, en rupture avec la doctrine univoque de Bush, il s’agit de « respecter la contribution de chaque État ». Le nouveau président états-unien confirme ainsi sa démarche destinée à restaurer le « leadership » US (« changer l’Amérique pour changer le monde », avait-il dit) par le « partenariat » avec ses alliés. Il rend ainsi obsolète la fausse rivalité entre Paris et Washington au sujet de l’existence ou du refus d’un « pilier européen » de l’OTAN. On annonce d’ailleurs que pour récompenser Paris deux places seraient réservées à des officiers généraux français dans le commandement suprême de l’alliance.

Saluant à leur manière cette fin de la fiction chiraquienne de l’autonomie européenne - et en harmonie avec les préconisations du traité de Lisbonne -, la chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont cosigné dans le Monde daté du 5 février un texte affirmant que « face aux incertitudes du monde, une politique concertée est indispensable », afin de « faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d’une même politique de sécurité ».

Gendarmerie centrale sous contrôle us

Concrètement, cela se traduira, dans l’immédiat, par la présence permanente sur notre sol d’une unité de la Bundeswehr. Dans un même mouvement, il s’agit pour Sarkozy de parachever l’abandon de notre souveraineté en matière de défense nationale, pour l’intégrer - via l’OTAN - dans les choix stratégiques des États-Unis. On comprend désormais pourquoi on a décidé de réduire massivement les effectifs de l’armée française. Il s’agissait en réalité de mettre fin à ce qui en était le rôle essentiel, la défense territoriale, au profit de l’intégration dans le dispositif stratégique planétaire de « projection » de l’OTAN.

Pour les deux dirigeants, le « partenariat transatlantique de sécurité et de défense » doit être renforcé dans « un contexte d’insécurité » qui « se développe ». L’OTAN doit, par conséquent, devenir une sorte de gendarmerie centrale universelle sous la direction des États-Unis. La question de la responsabilité occidentale dans l’existence même des conflits actuels et de leur règlement pacifique n’est - faut-il s’en étonner - pas évoquée par Sarkozy et Merkel. Bien au contraire, leur « meilleur des mondes » n’est envisageable que par la domination.

(1) Voir le site http://www.non-otan-strasbourg.eu de l’Appel national de Strasbourg pour faire de la métropole alsacienne une ville ouverte, capitale de la paix.

Michel Muller. l'Humanité

mardi 3 février 2009

La sécurité en France et en Allemagne, tout un programme

Il brandit le bouclier de la prudence. Si les autorités allemandes ont annoncé vouloir mobiliser quelque 12 000 policiers pour le sommet de l'Otan, côté français, Jean-Marc Rebière, préfet du Bas-Rhin, joue la carte du secret. « En Allemagne, il y a ...

Il brandit le bouclier de la prudence. Si les autorités allemandes ont annoncé vouloir mobiliser quelque 12 000 policiers pour le sommet de l'Otan, côté français, Jean-Marc Rebière, préfet du Bas-Rhin, joue la carte du secret. « En Allemagne, il y a toujours eu une transparence quant aux dispositifs. Ici, nous n'avons pas la même culture, estime-t-il. Je ne suis pas sûr que le nombre des forces de l'ordre soit une information. L'important, c'est le résultat. » Une considération justifiée, selon lui, par des raisons de sécurité des personnalités, mais aussi par le flou qui règne encore autour du programme des réunions. Plusieurs hypothèses sont actuellement à l'étude. « Les choses se préciseront à la mi-février », explique-t-il. Seule certitude pour le moment, si les cérémonies se dérouleront le vendredi 3 avril à Baden-Baden, les chefs d'Etat membres de l'Otan se retrouveront le lendemain à Strasbourg au Palais de la musique et des congrès. Inspecté, le site « a reçu un avis favorable du comité d'hygiène et de sécurité », précise Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) de la ville. Reste encore à régler, entre autres, la question du logement des délégations. Au nombre de 28, elles comprendront un minimum de 30 personnes. Par exemple, explique le préfet, « le lieu de résidence du président américain n'est pas encore sûr. Début janvier, il avait été décidé que Barack Obama resterait dans le secteur de Baden-Baden. La question est rouverte depuis dix jours. »

02.02.09/P. W. 20minutes.fr

Un sommet de contraintes pour Strasbourg

A-t-on déjà vu Otan de perturbations ? « La ville s'apprête à devenir le centre du monde pendant deux jours », s'est réjoui vendredi Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) lors d'une présentation de la réunion de l'Otan prévue les 3 et 4 avril ...

A-t-on déjà vu Otan de perturbations ? « La ville s'apprête à devenir le centre du monde pendant deux jours », s'est réjoui vendredi Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) lors d'une présentation de la réunion de l'Otan prévue les 3 et 4 avril à Strasbourg et à Baden-Baden (Allemagne). Problème, « le sommet entraînera aussi des contraintes », précise l'élu. Le 22 janvier, le ministère de l'Intérieur avait déjà annoncé la réactivation des contrôles aux frontières. Ce week-end, la préfecture du Bas-Rhin a indiqué que des routes seront coupées et des itinéraires obligatoires mis en place. Les secteurs du Palais de la musique et des congrès (PMC), de la cathédrale et du Palais des Rohan feront l'objet de mesures de sécurisation particulières. Il sera notamment interdit d'y circuler et de stationner et leurs résidents devront se munir d'un laissez-passer pour se déplacer. Quelque 2 000 foyers vont recevoir ou ont déjà reçu par courrier un formulaire de demande du précieux sésame, d'autres en seront bientôt destinataires. Un policier se rendra à leur domicile pour récupérer le document et les renseigner sur les dispositifs de sécurité. Des réunions d'informations devraient être prochainement organisées par la municipalité et la préfecture. Autre annonce préfectorale du week-end, au moins douze établissements scolaires fermeront le samedi 4 avril, journée pendant laquelle les 28 chefs d'Etat membres de l'Otan siégeront au PMC. D'autres écoles pourraient être concernées, et certaines dès le vendredi. « Vraisemblablement, des entreprises seront aussi touchées », précise le préfet Jean-Marc Rebière. Ainsi, un marché aux puces, programmé le 4 avril place Broglie, a déjà été reporté de deux semaines et des commerçants pourraient devoir laisser leurs rideaux baissés. « On charge encore la mule, alors que le monde économique est assez affecté par la crise », déplore Pierre Bardet, directeur de l'association de commerçants, les Vitrines de Strasbourg. Il rencontrera la municipalité le 10 février afin de pouvoir organiser une opération spéciale le week-end précédent le sommet. Comme « il y a urgence », il espère aussi être reçu rapidement par le préfet. En raison « des effets pénalisants » engendrés par le dispositif de sécurité, ce dernier envisage d'accorder aux magasins une autorisation exceptionnelle d'ouverture dominicale. « Nous avons allégé au maximum les contraintes », soutient Jean-Marc Rives, en charge de l'organisation du sommet pour la France. Même son de cloche du côté de la ville. « Il ne sera, notamment, pas question d'interdire les mariages et a fortiori les enterrements », explique Robert Herrmann. Au lieu d'être célébrées à l'hôtel de ville, place Broglie, les unions le seront au centre administratif de la CUS, parc de l'Etoile.

02.02.09/Philippe Wendling. 20minutes.fr

vendredi 30 janvier 2009

Les autorités évasives sur la sécurité et les sites retenus

Devant une quarantaine de journalistes français et allemands réunis ce matin à Strasbourg, les principaux organisateurs du futur sommet de l'Otan ont évoqué quelques principes sur cet événement qui bouleversera le quotidien des Strasbourgeois. Cependant, très peu d'informations pratiques ont filtré. Les Strasbourgeois devront s'armer de patience pour savoir concrètement à quoi s'en tenir les 3 et 4 avril.

Pas de grande annonce ce matin mais une promesse: plus d'informations... à la mi-février sur l'organisation pratique du sommet de l'Otan. Les autorités locales sont tributaires du conseil de l'alliance transatlantique, laquelle semble attendre encore pour valider le programme et les sites proposés. «Il n'est ni question d'interdire les mariages, ni les enterrements»

Première mesure concrète, une lettre d'information a déjà été envoyée aux riverains du Palais de la musique et des congrès, a indiqué Jean-Marc Rebière, préfet de la région Alsace. Deux milles foyers auraient déjà reçu cette lettre et d'autres devraient la recevoir bientôt.

Jean-Marc Rebière précise les mesures prises pour les riverains

Les établissements scolaires situés à proximité des sites sensibles (dont la liste n'a pas été communiquée) seront fermés le vendredi et le samedi. Une vingtaine de ces établissements sont susceptibles d'être concernés. Il s'agit de prévenir les difficultés de circulation, a précisé Robert Hermann, premier adjoint à la Ville de Strasbourg. Et de poursuivre «nous rencontrerons les commerçants». Car en raison de effets pénalisant d'une fermeture pendant ces deux jours, la mairie envisage la possibilité pour les magasins concernés d'ouvrir le dimanche suivant.

Quant à la possibilité d'annuler les mariages à la cathédrale, Robert Hermann a répondu qu' «il n'est ni question d'interdire les mariages, ni les enterrements !»

Très peu d'information chiffrée

Concernant les chiffres de fréquentation ou de déploiement de forces de l'ordre, peu d'indication a été donnée ce matin, ni même sur le coût du sommet. Car si du côté allemand on mise sur la transparence -le chiffre de 50 millions d'euros a été avancé-, côté français en revanche, le sujet semble être hautement sensible. «La transparence sera faite en temps et en heure» a conclu le premier adjoint au maire de Strasbourg.

Un seul chiffre a été annoncé, celui du nombre de journalistes présents lors du sommet. Ils seraient entre 2000 et 2500 les 3 et 4 avril à Strasbourg. Un minimum de 30 personnes accompagneraient chacune des 29 délégations officielles mais aucune précision n'a été fournie sur le nombre de personnels des forces de l'ordre déployés.

Mickaël Brunner

L'Otan à Strasbourg, un sujet à discuter dans les forums des DNA.

Ecoles fermées, quartiers bouclés: Strasbourg s'apprête à accueillir l'Otan

eux quartiers strasbourgeois seront bouclés, 13 établissements scolaires fermés et la circulation fortement perturbée à Strasbourg lors du sommet de l'Otan qui se tiendra début avril à Strasbourg et à Baden-Baden (Allemagne), ont annoncé vendredi les autorités. Le sommet organisé pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique commencera le 3 avril par un dîner de gala dans la ville d'eau allemande et les réunions officielles se tiendront samedi à Strasbourg.

Des mesures de sécurisation importantes sont en préparation, a indiqué le préfet du Bas-Rhin Jean-Marc Rebière lors d'une conférence de presse vendredi à Strasbourg.

Un premier envoi de 2.000 courriers a été adressé mercredi aux habitants du quartier de la cathédrale à Strasbourg pour les prévenir que "seules les personnes recensées et dûment identifiées seront autorisées à pénétrer et circuler" dans leur zone, grâce à un badge, a-t-il indiqué.

Les responsables des 13 écoles et lycées se trouvant dans le périmètre de la cathédrale et dans celui du Palais de la musique et des congrès, où doivent se réunir les chefs d'Etat de l'Otan, ont déjà été avertis de la fermeture de leurs établissements.

Les commerces seront également fermés dans ces zones ainsi que les théâtres. Des axes routiers seront fermés et le stationnement interdit localement.

Vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan sont attendus au sommet, dont le président américain Barack Obama et les responsables des deux nouveaux Etats membres, l'Albanie et la Croatie.

Chaque chef d'Etat devrait être accompagné d'une délégation d'au moins 30 personnes et 2.500 journalistes sont attendus à Strasbourg, selon le préfet Rebière. Leur résidence en Allemagne ou en France pendant leur séjour n'est pas encore connue.

Le préfet et l'ambassadeur Jean-Marc Rives, secrétaire général de la préparation du sommet, sont restés très discrets sur le dispositif, le périmètre précis et les moyens mobilisés pour la "sécurisation du sommet".

"Nous avons toute une série de scénarios très nombreux et élaborés, ils sont prêts, nous en sommes à l'ajustement fin", a déclaré M. Rives, tandis que le préfet se distançait de "la culture de la transparence" pratiquée en Allemagne en revendiquant "une culture différente" en France.

L'Allemage a dévoilé un budget de 50 millions d'euros et la mobilisation d'au moins 12.000 policiers pour la protection des personnalités.

Les nombreuses manifestations des opposants au sommet, prévues dans les deux villes, n'ont pas encore reçu d'autorisation ni en Allemagne, ni en France.

En marge du sommet, les opposants négocient avec les autorités préfectorales pour obtenir un emplacement pour un "village alternatif" et un trajet pour une grande manifestation le 4 avril à Strasbourg.

"Le projet de parcours qui nous a été soumis nous semble difficilement acceptable", a indiqué jeudi le collectif anti-Otan Strasbourg, qui va proposer un autre trajet d'ici le 4 février.

Le Monde. 30.1.09

Le dispositif de zonage et de fichage

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Les premières mesures annoncées par les autorités par voie de presse :

  • Pour l'instant, deux zones de sécurité: le quartier du PMC/ Wacken et celui de la Cathédrale/ Palais des Rohan
  • D'ici les 3 et 4 avril, d'autres zones de sécurité pourraient voir le jour
  • Le lycée Kléber sera entièrement fermé les 3 et 4 avril
  • Quand est-t'il des marchés ?
  • Combien de policiers côté français? "Je ne communique jamais le nombre de policiers" a déclaré Jean-Marc Rebière, préfet de la région Alsace (DNA du 31/01/09)

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Les résidents disposeront d'un laissez-passer nominatif, après déclaration à la police qui se déplacera chez vous pour récupérer le document ...

Un laissez-passer pour le centre-ville ?

Anaïs (*), qui habite rue du Tonnelet-Rouge, une petite ruelle au coeur de l'ellipse insulaire à Strasbourg, a reçu un courrier du ministère de l'Intérieur mardi lui faisant part des mesures de sécurité liées à la venue de « nombreux chefs d'État », présents à Strasbourg pour le prochain sommet de l'Otan. « Un dispositif de filtrage sera mis en place dans votre quartier, selon le courrier. Seules les personnes recensées et dûment identifiées seront autorisées à pénétrer et circuler dans les zones définies ». Anaïs doit ainsi remplir une « fiche de liaison », afin d'obtenir un « laissez-passer individuel » pour... rentrer chez elle. « Je croyais que c'était une blague », a réagi la jeune fille, qui n'était pas au courant. Elle a finalement pris rendez-vous auprès de la cellule Otan de la police nationale. « Un policier va passer chez moi vérifier qui y habite et récupérer les fiches de liaison de toutes les personnes de l'appartement. On doit ensuite me donner un badge », explique-t-elle. Outre l'identité et l'adresse précise (numéro d'appartement, étage), un numéro de carte d'identité, de passeport ou de permis de conduire figurent parmi les renseignements demandés sur la fiche de liaison.

DNA. 30.01.09. A.G.